Suicide Squad
avatar16
Samedi 20/08/2016
A croire que la production court au suicide d'une
Le tandem Warner/DC Comics n’avait pas le droit à l’erreur ! Et pour cause, dans sa course effrénée de devoir rivaliser avec Marvel (en contre-attaquant les Avengers avec la Justice League), la production ne fait qu’enchaîner les projets pour rattraper son retard sans parvenir à livrer des films maîtrisés. Il suffit de voir Man of Steel, reboot de la franchise Superman qui surfait sur un scénario à la Batman Begins sans jamais arriver à l’égaler (le film partant dans tous les sens pour finir sur de l’action bourrine). Ou encore le récent Batman v Superman, projet d’envergure partant sur d’excellentes idées mais sorti dans les salles de manière incomplète (il manquait énormément de scènes et cela se voyait) et maladroite. Avec Suicide Squad, l’erreur n’était donc plus permise ! Heureusement pour le long-métrage, avec une bande-annonce des plus géniales (celle baignée par Bohemian Rhapsody de Queen), un casting aux petits oignons et une folie dévastatrice à la Fury Road, nous avions-là le blockbuster de l’été, si ce n’était de l’année ! Eh bien, chers lecteurs, quand je vous dis que la douche a bien été froide, j’ai peur que ce soit un doux euphémisme… Avec David Ayer à la barre (réalisation et scénario), je ne savais pas trop à quoi m’attendre, il faut bien l’avouer. Si le bonhomme a su livrer quelques perles en termes d’écriture (Training Day, principalement) et de mise en scène (End of Watch et Fury), il lui est arrivé de se vautrer totalement sur les deux fronts (Fast & Furious, Sabotage…). Dans quel optique pouvait bien se présenter Suicide Squad, son tout premier blockbuster, malgré des bandes-annonces plus qu’emballantes ? Du mauvais côté, malheureusement… Attention : David Ayer a déjà prouvé à maintes reprises qu’il savait manier une caméra et avec ce projet DC Comics, il le prouve une nouvelle fois en proposant des scènes d’action rondement menées, des trips visuels assez prenants (Harley et le Joker plongés dans la cuve) et une ambiance assez réjouissante (une BO qui fait appel à Creedence, Kanye West, Rick James et consorts). Mais là où le film se vautre principalement, c’est dans sa constante hésitation sur sa propre existence. Faut-il être un délire total ou bien rester sérieux ? Doit-on mettre en avant de véritables bad guys comme convenu ou alors juste des anti-héros attachants ? Ou encore se laisser aller aux clichés du genre au lieu de livrer un long-métrage atypique ? Ne sachant pas sur quel pied danser, nous nous retrouvons finalement avec un film d’une maladresse sans nom. Entre de magnifiques séquences côtoyant d’autres d’une lourdeur devenue honteuse pour ce genre de projet (des ralentis grotesques), des choix artistiques complètement assumés (cette nouvelle vision du Joker) alors que certains sont visuellement loupés (le maquillage de Killer Croc), l’importance de certains personnages à l’intrigue (Deadshot, Harley Quinn) aux dépends d’autres totalement inutiles malgré leur place dans l’équipe (Captain Boomerang, Katana), une ambiance qui se veut par moment décontractée au possible (le personnage d’Harley, la présentation très cartoonesque des personnages au début du film) mais sombrant trop souvent dans le sérieux de bas étage au point d’en devenir ridicule (la scène du bar, le dénouement), un scénario qui se veut complexe (l’histoire de quelques personnages, le lien avec Batman v Superman) mais qui affiche une facilité et une simplicité des plus déconcertantes tout en affichant bien trop d’incohérences, de l’action promise qui se fait finalement rare… autant vous dire que la liste est encore longue mais que le résultat reste le même : Suicide Squad ne sait jamais ce qu’il veut être. Ce qui, résultat, donne un long-métrage qu’on aimerait apprécier mais qui bizarrement se force à faire n’importe quoi, perdant notre attention en cours de route. Le casting reflète « à merveille » cet aspect bancal de l’entreprise. Parler des interprètes reviendrait à leur attribuer un paragraphe à chacun, je ne m’arrêterai donc qu’aux cas exceptionnels représentant mes dits sur cette allure mitigée. Ainsi, d’un côté, nous avons des comédiens qui s’en sortent honorablement tels Margot Robbie (une parfaite Harley Quinn, même si le personnage est un peu trop sexualisé dans ce film), Viola Davis (une impériale Amanda Waller), Jai Courtney (qui, après plusieurs mauvaises interprétations dans Die Hard 5, Divergente et Terminator : Genisys, étonne enfin par son jeu), Cara Delevingne (charismatique) et Jared Leto (même si ne j’apprécie pas cette nouvelle vision du Joker, il faut reconnaître la folie habitant l’acteur). Et de l’autre, un Will Smith toujours aussi absent (et pourtant omniprésent à l’écran) et je m’en foutiste depuis sa débâcle d’After Earth, un Joel Kinnaman pas vraiment crédible en boy scout vénère et un Adewale Akinnuoye-Agbaje ridicule en Killer Croc (en même temps, le maquillage n’aide pas). Sans parler des seconds rôles peu mémorables et certains caméos anecdotiques (bien que Ben Affleck en Batman en jette toujours autant). Là où le bât blesse également vient aussi d’ailleurs. De la part de la production même qui, apeurée par les mauvais retours critiques de Batman v Superman, a préféré retourner certaines séquences pour se « marveliser » et toucher au montage aux dépens du réalisateur et du travail de son équipe. Du coup, cela explique en grande partie l’hésitation du long-métrage dans le ton que doit prendre le projet, mais aussi dans son allure bancale. Car, comme le film de Zack Snyder, il manque à Suicide Squad énormément de scènes. Mais ici, c’est encore plus flagrant ! En effet, alors que le film met en avant une équipe, elle met de côté des personnages à un tel point que ces derniers n’ont clairement aucune présence ni aucun impact dans l’histoire (Katana, Killer Croc), ou alors utilisés juste quand le scénario le demande (El Diablo, l’Echanteresse). L’exemple-type restant celui du Joker, tête d’affiche mais dont la présence est réduite à 10 minutes de film (qui en dure plus de 2 heures, c’est pour dire !). Nous avons également droit à d’énormes trous dans le scénario, gâchant le background de la plupart des protagonistes et la cohésion du groupe. Provoquant ainsi des enchaînements de séquences pour le moins étranges (au point de faire naître de l’incompréhension dans l’action chez le spectateur) et balançant de manière gratuite des flashbacks qui ne font que casser un rythme déjà pas folichon. D’accord, il y aura sans doute une Ultimate Edition lors de la sortie du film en DVD/Blu-ray comme pour Batman v Superman. Je dirai même que c’est évident ! Mais s’il faut payer à chaque fois une place de ciné pour voir un projet incomplet et donc très décevant pour finalement dépenser le triple afin d’avoir une version finie et hautement meilleure, Warner/DC Comics, là, c’est clairement se foutre de notre gueule ! Suicide Squad avait un énorme potentiel en guise de divertissement. Un capital sympathie d’une ampleur démesurée. Et le film dénie ses nombreuses promesses, haché menu par une production qui ne cesse d’écouter des fans boys excessivement aux abois et des critiques non justifiées (renier Batman v Superman parce qu’il n’est pas fun, franchement…). J’avais mis mes derniers espoirs dans ce film en ce qui concerne Justice League et son univers alentours. Là, je n’attends clairement plus rien de la part de Warner/DC Comics. Ni même Wonder Woman qui s’annonce prometteur via sa bande-annonce (mais vu le résultat de ce film…), ni un Suicide Squad 2 qui me tente beaucoup moins maintenant. A croire que la production court au suicide d’une licence juteuse…
 
CINEFAN
Dimanche 07/08/2016
Un film totalement oubliable
Je trouve que ce film ne sert à rien, totalement oubliable, personnages peu développés (la plupart exception pour Deadshot et Harley Quinn (comme par hasard...)), il est très long dans le deuxième acte, la réalisation est bateau (peu d'originalité dans la mise en scène). Le film se passe dans le noir le plus complet… Tout est noir dans ce film ! Les méchants sont noirs, les costumes des membres de la Suicide Squad sont noir (sauf celui d'Harley Quinn), les décors sont noirs, etc. A part les couleurs pour faire style rajoutées en post-production… Le Joker et Batman ne servent strictement à rien. Je n’ai pas vu Deadshot mais juste Will SMITH. La relation entre Harley Quinn et le Joker n'a rien a voir avec celle des comics (je suis toujours partant pour des choses différentes lors des adaptation mais là ça ne change rien), Spoiler mention spéciale à la scène où Harley Quinn passe en mode prostituée dans le carée VIP de la boîte du Joker après avoir fait du pole dance ce qui ne colle pas DU TOUT avec le personnage. Si vous avez vu les bandes annonces vous avez tout vu sur le Joker. Plusieurs fois le film utilise la "Magie du scénario" : - Bah... oui Spoiler Amanda Waller utilise Rick Flag comme garde rapprochée du docteur Moone dans l'espoir qui se rapproche et qu'ils tombent amoureux, oh bah qu'est-ce qui ce passe ? Ils tombent amoureux mais oui ! - Spoiler Lors de la scène du bar, tout le monde pourrait partir ! Mais non Deadshot en a décidé autrement alors on va le suivre alors que je suis sûr que maintenant ils sont libres de tout la première chose qu'ils feraient se serait de se barrer très loin du conflit. (Mais bon Capitaine Boomerang le fait mais on l'oublie totalement) Mais quelques points sont quand même là pour rattraper ce film : la sélection musicale est très bonne ce qui a certains passages me faisait totalement oublier ce qu'il se passait sur l'écran, (c'est pour dire a quel point ce qui se passait intéressait...). Ou bien certains acteurs qui réussissent a bien jouer (Will SMITH, Jared LETO, et Margot ROBBIE sont totalement convaincants même si leurs personnages sont des gros clichés) Le DCCU est très loin de dépasser le MCU niveau critique alors que je pensait que ce film allait être un gros carton niveau critique, peut être la prochaine fois... Voilà un film oubliable, très moyen. Mais je vous conseille d'aller le voir quand même si vous voulez vous faire votre propre avis, ceci n'est que le mien et n'implique uniquement ce que j'en ai pensé.
 
 
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